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Lettre à Bill Gates, 367

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avril 10, 2018 par Nicole Guihaumé

aurore

Mon cher Bill,

Trouver les mots est difficile. De mon enfance, je garde un souvenir d’exaltation rognée, comme si j’avais été trop. Des images me sont restées qui parcourent mes fichiers, mes cahiers, comme ce jour où je suis arrivée dans la cuisine, électrisée. J’avais vécu sans doute une expérience de connexion avec les autres plans. Quand je t’écris ça, mon grand-père maternel, François Rey, que je n’ai pas connu, est présent. Il est mort en 1963, quand j’avais 3 ans. Je suis arrivée sans retenue aucune, alors qu’ils étaient tous là, que j’avais dû me faire discrète, un somme peut-être, et j’ai raconté ce qui m’était arrivé, qui a été tourné en dérision. On s’est moqué. Je ne me souviens que de l’intensité ressentie, pas du contenu. Presque de mon corps, de cette sensation si forte qui le dépassait. Passait par lui, tout en étant relié ailleurs. J’ai vécu en rejet cette dérision. Elle s’est fortement imprimée, mais j’ai toujours constaté, je crois, ma passion du vivant. Quoi qu’il m’arrive, elle demeure. J’aime vivre, profondément. Plus que tout, j’aime comprendre. Ça m’apaise et me centre.

Ces derniers jours ont été très difficiles. Ce mode me rebute, et je ne suis pas douée avec. Mon premier réflexe est de rejet. Après, l’insensé de ce qui s’est vécu est aidant, parce qu’on ne peut pas nier. Il se joue quelque chose qui doit être observé, et qui est à nouveau saillant par son intensité. C’est insoutenable. Ce que ma sœur tente d’imposer ne peut évidemment pas être accepté, mais pour qu’elle se comporte de cette façon, il faut qu’il y ait un soubassement sur lequel ça s’articule. Quantité de fois je me suis demandé comment elle pouvait se supporter, faisant ce qu’elle fait. Je ne le pourrais pas. Nous n’avons pas les mêmes trajectoires, et vraiment, l’apport de Cayce, ce que nous en ont transmis Gina Cerminara, Dorothée Koechlin de Bizemont, est à intégrer. Si je l’enlève, je ne comprends rien, plus rien n’a de sens. Mon hypothèse est qu’à Salem tu étais George Corwin, quand j’étais Samuel Parris. Tu as été maudit, si c’est le cas, et tu es mort à trente ans. La charge est massive. Je ne me souviens pas de la fin du curé, il a quitté Salem, c’est tout ce que je sais. Nous avons fait des dégâts, et nous y sommes confrontés. Les vies suivantes sont à identifier, tout comme il faudrait, si c’est possible, savoir si ceux qui y étaient présents ont nécessairement partagé ensuite autant d’incarnations, et aux mêmes périodes, ce qui ne me semble pas évident. Il faut tout lire de Cayce, non qu’il n’ait pas fait d’erreur, Cerminara le précise, tout n’est pas exact. Il avait accès à une source, impossible de le nier.

Ce que je sais, c’est que je n’ai pas de haine, je me sens disponible pour un travail d’envergure que je pense nécessaire, et pour lequel je me sens outillée. Identifier ce qui me manque, comme entendre ce que l’autre a à m’en dire m’est plutôt facile. Il y a un champ énorme, avec cette caractéristique fabuleuse que des compétences très différentes sont impliquées, doivent être réunies. Beaucoup concernent l’humain, sa matière, son essence. Les mots me sont essentiels, sans cahier je ne passais pas la trentaine, j’étais bien trop à vif. D’autres privilégient le dessin, la danse, le théâtre…l’art thérapie est à développer, évidemment. J’aimerais acquérir des facultés médiumniques, avec la rigueur que je trouve nécessaire en toute chose. Je dois pouvoir dire pourquoi je dis ceci ou cela, d’où ça me vient, comment je sais si c’est exact ou non, du registre de l’intuition, ou de la réalité constatée…autant je crois à la médiumnité, autant je me méfie des manipulations. Pour être intégré, tout doit pouvoir être vérifié, jamais pris pour argent comptant. Je ne vis pas ça pénible, mais rassurant. Le cadre me tient à cœur. Quand je t’écris que je privilégie la collectivité par rapport à l’individu, c’est très simple, je ne crois pas que l’individu puisse atteindre un meilleur statut, et de meilleures conditions, que dans une société saine dans laquelle il prend ses marques et à laquelle il participe activement, de façon responsable, en acceptant la critique argumentée, positive comme négative. Reconnaître l’apport de chacun est nécessaire, mais personne ne peut, seul, procurer ce que le contexte doit permettre. C’est sa fonction.

Ça fait longtemps que j’en suis venue à me dire que la seule explication aux épreuves traversées est que j’ai dû porter tort. Pour autant, le contexte l’a permis, voire rendu possible. Si nous avons été, toi et moi, George Corwin et Samuel Parris, nous n’avons certainement pas à nous reprocher le contexte dans lequel nous avons déraillé. Ça fait longtemps aussi que j’ai ce sentiment d’une forme, d’une structure voulue qui, si elle démarre à Salem, répond à un besoin qui a traversé les siècles. Ce matin, à nouveau, je pensais à l’intention qui existe sur les autres plans. Je repensais depuis un moment à ces mots «Sorcières de Salem» qui se sont littéralement imposés à moi, en octobre 2011. je cherchais, c’est évident, mais ils se sont présentés comme une réponse, et je l’ai retrouvé, il me semble, dans ce que j’ai écrit dans mon fichier. Je pense vraiment possible que Michel me les ait soufflés. Je me souviens de l’intensité décrite par Shanti Devi, de son envie de se réincarner. Cet aspect doit être exploré parce que nous lui devons le respect, l’accueil avec humilité. Ceux qui sont de l’autre côté ont accès à tout, la NDE de Marie de Solemne le décrit précisément. Ça a un aspect rassurant. Comme si une enveloppe était là, précise, précieuse, aucunement agressive. Elle permet d’amortir et de retrouver une stabilité en donnant accès au sens. Je n’arrive pas à trouver le mot, j’ai une image corporelle, comme si toute la personne, pas seulement son mental, mais son corps aussi était contenu dans un élément plus léger en même temps que présent que nous partageons, qui nous est commun. Difficile de penser ça, alors qu’en même temps j’ai cette image que je n’arrive pas à mettre en mots. Qui revient à «Quand on lâche, on ne tombe pas, on est réceptionné». La rigidité, et je n’en manque pas à certains égards, est une erreur.

Un des travaux aussi importants que nécessaires est dans cette mise en mots. Il faudrait parvenir à exprimer tout ce qui fait notre essence, autant sa subtilité que ses éléments aisément discernables. L’impression, par exemple, devrait pouvoir être nommée. D’où nos impressions nous viennent-elles, et comment leur faire la place la plus appropriée ? Si j’en reviens à la cuisine de mon enfance, à ce rejet vécu, peut-être provoqué par mon exaltation, j’ai connu une expérience de perte qui a imprimé des limites dommageables, mis une frontière. Ce n’était pas acceptable, la preuve, on en riait. 50 ans plus tard, je n’ai pas oublié, moi qui oublie si facilement. Si j’en reviens à mon image d’enveloppe, et si je pense au contexte, il est rigidifié, crispé, bloqué, là où il devrait être souple, moelleux, fluide. Plus rien ne circule, ce que l’aggravation des inégalités exprime. Elle ne me semble bonne pour personne, d’autant que sans calcul, Cayce l’exprime très bien, nous nous retrouvons face à nous de vie en vie. Ce que je n’ai pas compris, je le retrouverai dans une incarnation future en épreuves qui me contraindront à le penser et à l’intégrer. Le but d’un contexte sain est d’accompagner, de permettre, rendre possible, faciliter. Si j’ai une difficulté, il me faut trouver une solution. Je peux, certes, la chercher 107 ans, mais la trouver facilement n’est pas plus mal. Il me semble clair que celui que j’ai humilié, dans une vie future, pourrait bien me le rendre à la hauteur de la blessure que je lui ai infligé, de son ressenti, donc, et en toute inconscience, si nous n’intégrons pas la réincarnation, ce qui expose un problème sans fin, et c’est ça qui m’intéresse dans ce qui se passe actuellement.

Il y a un insupportable non digéré qui se représente. Tant qu’on ne l’entend pas, on n’avance pas. On peut le rejeter, ou le prendre comme une information, qui pourrait bien être nécessaire, permettre à l’ensemble de mesurer. Je t’ai écrit plusieurs fois que ce que je décrivais m’appartenait et ne m’appartenait pas. Je vis l’ensemble comme un gigantesque corps qui a aussi des fonctions, notamment nourricières. Ce que j’apprends, comprends, je me dois de le partager, de permettre à l’autre de le juger, d’y apporter sa propre expérience pour en faire un bien commun. J’ai été étonnée ces derniers temps, alors que je sors encore moins qu’avant, de voir que les chats du parc, si je fais un détour vers eux, me reconnaissent. Se manifestent à moi, cherchent mon regard, mon attention. Ce sont des êtres, aussi, et je partage quelque chose avec eux, qu’ils expriment, reconnaissent. Je leur ai fait deux abris de fortune, avec lesquels ils ont un rapport amusant. Ce sont des planches de liège que j’ai acquises il y a des années pour isoler ici, ce que je n’ai pas fait, que j’ai mises dans de grands sacs poubelle bien évidemment scotchés, et que j’utilise pour faire une voûte en dessous de laquelle nous leur mettons la nourriture, rarement, en ce qui me concerne. Ils s’installent tour à tour dessus, et une fois dessus, regardent fixement. C’est à eux, c’est leur repère et ils y tiennent. Ça fait partie de leur cadre. Ils l’expriment. Avec le temps, ils se dégradent, il me faudrait les changer. Je ne sais pas ce que j’essaie de t’exprimer là, mais je suis sensible à ce qu’ils communiquent de cette façon qui me semble exister pour nous aussi, d’une autre façon, et à tous les niveaux, quelque chose que nous n’avons pas coutume de dire. À quoi nous tenons, et qui nous est nécessaire, dont la perte nous est douloureuse, nous met à nu, et que je considère intouchable. On n’a pas le droit de toucher à ça. Mais au fait, qu’est-ce c’est ? Les marques de la personne, peut-être, ses repères ? L’endroit où elle rencontre l’autre ?

Avant, je les nourrissais plus souvent, m’occupais de ces deux abris, ce que je ne peux plus depuis décembre. Je me suis demandé si j’arrêtais tout, puis y suis repassée, récemment. Il y avait deux jeunes ado avec un appareil photo qui avaient repéré qu’il y avait des chats, là. Nous avons eu un bref échange, sympa, je tentais surtout de leur expliquer qu’ils n’ont pas été socialisés, que non, ils ne pourront pas les caresser. Il y avait cette souplesse que je cherche, que j’identifie au respect de ce qui n’appartient à personne mais à tous. Cette vie existe. Rien n’est là par hasard. Je repensais aussi à ça hier soir. Cerminara insiste sur le fait qu’il y a de façon précise dans notre vie tout ce dont nous avons besoin pour réaliser ce que nous sommes venus faire, ce qui revient à ce que je t’écris quand je te dis que la solution existe, à chercher jusqu’à la trouver, sans quoi nous ne serions pas là, à ce moment, dans ces conditions. L’épreuve est rude ? Certainement. Nous sommes outillés pour la vivre. Elle est là pour nous apprendre. Pour nous contraindre à utiliser nos habiletés, y compris celles que nous ignorons posséder. L’image qu’elle a d’un compte non utilisé, ou de potentialités non mises à jour me plaît. Nous avons plusieurs vies antérieures, des savoirs qui existent, dont certains sont restés en sommeil jusque là, pourraient se révéler à l’instant où davantage de choix existeront. Il y a de la beauté dans le seul fait de vivre, de le pouvoir. Tu t’en souviens peut-être, il y a des années, quand j’avais je ne sais plus quel abonnement de messageries Microsoft, j’avais remplacé mon nom par Simplette. Façon de répondre à ce mode auquel je ne comprenais rien. Ce goût de vivre que j’ai toujours eu et dont je peux faire l’expérience à partir de très peu m’a gênée. Je pouvais avoir honte de dire que je me sentais bien, que j’aimais ça qui, si je prends du recul, est proche de la foi. J’ai une confiance profonde dans le vivant. Tout le vivant. Simplette. Et alors ?

Il me faudrait faire un long jeûne, comme j’en ai fait en 2011, juste avant de faire mon hypothèse Salem. Je suis physiquement encombrée, me nourris très mal, notamment du fait que je sors si peu, fais des courses approximatives. Cet encombrement pourrait bien exister aussi au niveau de la planète. Comment jeûnerait-elle symboliquement ? J’aime cette idée des saisons, des diètes régulières, des cures de jus de bouleau à l’automne et au printemps. Ce respect des cycles. Il me semble qu’il est perdu pour beaucoup en ce qui concerne l’ensemble. Juste là, je ne me souviens pas précisément des mots de Le forestier quand il chante sa maison bleue, mais cette terre est notre maison collective. A besoin de nos soins à tous les niveaux, très concrets comme très subtils. Il faut la désencombrer, lui permettre de respirer. Plein de projets, de pistes, dès l’instant où paraît possible de transformer, que chacun y participe, apporte sa pierre de l’endroit où il se trouve. Colère, quand je n’en peux plus, j’agresse verbalement, depuis ce retranchement que je subis, tout en l’acceptant. Pour autant, je ne valide pas le rejet, mais bien plus la reconnaissance en toute chose. Nous reconnaîtrions nous plus franchement et directement les uns les autres qu’il n’y aurait pas tant de conflits. Cet autre me déplaît ? Ok, qu’est-ce qui me dérange, chez lui, qu’est-ce que ça me fait ou me rappelle, à moi ? Bref, revenir au centre, là où les choses, quelles qu’elles soient prennent leur source. Si je suis au centre, j’assume, ça tombe sous le sens. Quand je n’y suis pas, c’est plus difficile. Qu’est-ce qui décentre ? La comparaison perpétuelle, la concurrence excessive, l’envie…tout ce que la compréhension de la réincarnation permet de dépasser, et ça pourrait bien être son but.

Tu le vois, cette structure que je te demande de créer pourrait nous permettre une transformation radicale, se focalisant sur l’identification de ce qui est nécessaire pour réintroduire la fluidité perdue, concevoir les modalités les plus à même de vivre en harmonie, les partager, les mettre à disposition tout en les inscrivant à un niveau global. Il nous faut comprendre la régression magistrale que nous vivons et qui, à mes yeux se résume à cette question «Pourquoi ne savons-nous plus construire les pyramides de Gysée ?». Elles existent comme un camouflet magistral que nous avons à entendre. J’ai hâte de te rencontrer, d’entendre tes projets.

Je vous embrasse fort, toi et les tiens,

Nicole


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Ce blog

Il prend la suite de précédents qui furent abusivement fermés. Le premier que j'ai eu, http://www.les-attentats-du-11-septembre-vus-par-une-conspirationniste.com/, ouvert le 29 novembre 2008, alors que toute discussion sur le 9/11 se heurtait sur les fora à diffamation et blocage, avait évolué. Il m'était protection nécessaire, du fait du harcèlement évoqué à nouveau sur celui-ci, dénoncé dans des plaintes FBI depuis le 31 décembre 2013, après que mes plaintes en France et près la CEDH ont échoué (classement le 14 février 2012). Les dernières plaintes FBI sont ici : http://1drv.ms/1Ff2Arp

Ce premier blog, http://www.les-attentats-du-11-septembre-vus-par-une-conspirationniste.com/, qui fut le plus investi, et son administration, ont été abusivement fermés par over-blog le 24 décembre dernier pour harcèlement d'une hot line qui n'a jamais existé. Je ne peux donc pas garantir les éventuels éléments qui pourraient en être présentés, n'ayant jamais pu le sauvegarder, piratage oblige.

Il a fait l'objet de plaintes que je considère abusives, notamment par la licra, pour les notes déposées ici: http://1drv.ms/1c9TrEP et que je reconnais puisque ce sont des impressions PDF faites après mise en ligne.

Il y a deux plaintes :

- La première a donné lieu à une audition prévue pour le 7 août 2014. La veille, 6 août, j'ai reçu cette lettre de Microsoft : http://1drv.ms/1cE5T0n, qui, se référant à une plainte IC3-FBI dans laquelle je dénonçais le harcèlement, me souhaite d'obtenir satisfaction. Je considère la convocation -donc la plainte- et la lettre indissociables, d'autant plus que Steve Ballmer a démissionné deux jours après mise en ligne de cette note qui dénonce aussi le harcèlement:
http://cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=12156
NB : la note ne semble plus accessible, elle est dans ce dossier : http://1drv.ms/1f3KzCD
Titre choisi sous pression: Comment j'ai été prise pour cible d'un harcèlement visant à casser Bill Gates.

Cette lettre, reçue le 6 août, veille d'audition PJ, m'a été envoyée après nombre de mails évoquant tant le harcèlement que les manoeuvres de la presse pour empêcher Bill Gates de rendre public son désir de reprendre sa place de CEO de Microsoft. Je communiquais ces copies d'écran de mes notes dans ses actus: http://1drv.ms/1QXZpbG.

- La deuxième plainte émane de la licra. Je la pense initiée par Paul Maurer, internaute qui me diffame depuis que je signale le harcèlement, ce que j'ai commencé à faire le 19 avril 2010 par ce référé liberté :
http://1drv.ms/1dvzObj

A noter que j'ai des problèmes de formatage auxquels je ne trouve pas de solution. Déjà, envoyer un billet peut être difficile, mais ensuite, il arrive que je ne regarde pas immédiatement. Quand la police passe en plus petit, ce qui se produit là où un changement de paragraphe manque, ce n'est pas de mon fait, et je n'y peux rien. Je peux tenter de corriger, en renvoyant, ça ne change rien. Il ne faut pas en tenir compte.

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