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Lettre à Bill Gates, 706

Commentaires fermés sur Lettre à Bill Gates, 706

janvier 13, 2019 par Nicole Guihaumé

collage 706 en 350

Mon cher Bill,

Le temps que je mets à comprendre ce qui m’est signifié me prive. Je me suis abonnée il y a un an aux webtv de Natacha Polony et de Michel Onfray, et ne les ai pas regardés, alors que j’aime toujours les écouter. J’ignorais que Michel Onfray, par exemple, au moment des présidentielles avait publié Décoloniser les provinces, ce qui semble pur bon sens, et qu’il rappelait dans son grand oral, il y a deux jours :

Chaque fois que je m’arrête au fait que des personnes en apparence correctes valident le génocide planétaire, je pense au désert des campagnes, et à la mauvaise foi que comportent les alertes à la surpopulation. Lui replace cette réalité au plan historique et pointe la volonté qui a présidé à cette évolution. Un bref extrait de son livre, Décoloniser les provinces, est en ligne. Il reprend notamment deux choses : un extrait de Nietsche :

« Il y a quelque part encore des peuples et des troupeaux, mais ce n’est pas chez nous, mes frères : chez nous il y a des États. État ? Qu’est-ce, cela ? Allons ! Ouvrez les oreilles, je vais vous parler de la mort des peuples. L’État, c’est le plus froid des monstres froids  : il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : “Moi, l’État, je suis le Peuple.” C’est un mensonge ! Ils étaient des créateurs, ceux qui créèrent les peuples et qui suspendirent au-dessus des peuples une foi et un amour : ainsi ils servaient la vie. Ce sont des destructeurs, ceux qui tendent des pièges au grand nombre et qui appellent cela un État : ils suspendent au-dessus d’eux un glaive et cent appétits. Partout où il y a encore du peuple, il ne comprend pas l’État et il le déteste comme le mauvais œil et une dérogation aux coutumes et aux lois. » Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, «De la nouvelle idole »

et son avertissement :

« Décoloniser les provinces est, comme son sous-titre l’indique, ma Contribution aux présidentielles. C’est le premier volume d’une trilogie. Les  ouvrages suivants seront  : La Cour des miracles. Carnet de campagne, puis Zéro de conduite. Carnet du désastre. Décoloniser les provinces propose d’en finir avec le modèle jacobin, centralisateur et pari  sien, parce qu’il a montré ses limites. Voter aujourd’hui, c’est choisir les modalités de son aliénation ; on peut ne pas vouloir trancher entre la peste et le choléra. Car il existe une façon de se sortir de cette mécanique démocratique lavée, épuisée, éreintée  et confisquée par les professionnels de la politique : l’avènement du citoyen actif, le mandat impératif, le communalisme libertaire, l’autogestion sur le terrain, ce que Proudhon nommait « l’anarchie positive » parce que concrète, constructive et pragmatique. C’est une esquisse ».

évidemment prometteurs, l’un et l’autre. Quand je lis ça, quand je l’écoute, je regrette vraiment qu’on ne soit pas parvenus jusque là, collectivement, à lui donner une place plus importante, alors que c’est évidemment nécessaire. Les commentaires, sous ses interventions, sont toujours vifs, élogieux, me semblent faire écho à Etienne Chouart, sans que je sache rien des rapports qu’ont ces deux hommes. Je pense à la conviction de Chouart que des citoyens ordinaires investis par le tirage au sort d’une mission d’intérêt général mobiliseraient des ressources aussi bien invisibles jusque là.

Natacha Polony, elle, fustige les propos de Macron sur le sens de l’effort, propos qui produisent l’effet inverse de ceux de Onfray, alors même qu’ils sont exigeants. Macron parle sur, là où Onfray parle à et parle de. Polony, logique, s’insurge. J’ai conscience de l’aboutissement d’un programme, quand je pense aux écrits de Charlotte Iserbyt sur le Deliberate Dumbing Down of America. Je n’ai jamais envisagé que les générations précédentes avaient pu, d’une autre façon, produire un résultat aussi nocif en employant d’autres biais. Les remarques d’Onfray me le donnent à penser aujourd’hui. Ces générations se situaient déjà dans le cadre de l’agenda de Pike, sans pouvoir imposer un décrochage qui aurait été trop flagrant. Tu sais comme j’ai été intéressée par la morphopsychologie dans laquelle la notion d’harmonie est fondamentale. L’organisation de nos territoires ne pourrait pas être plus dysharmonieuse. Pareil résultat ne peut évidemment pas être advenu par hasard. Il est le reflet de la dysharmonie des situations, de l’aggravation régulière des inégalités. Il faudrait tout mettre en perspective, ce que tu as certainement déjà fait. Mon paradoxe est qu’étant auditive, j’ai cependant besoin de représentation visuelle, sans avoir les moyens de la faire, pas plus que le temps. Une schématisation précise de tout ce qui a été conçu dans le cadre de cet agenda mortifère me semble nécessaire.

La spoliation et l’emprise sont les maîtres mots. J’en reviens à ce que je t’ai plusieurs fois écrit : l’absence est au cœur, la dépossession, avec cette folie que les promoteurs de cet agenda se dépossèdent eux-mêmes et refusent de le reconnaître. L’investissement constant dans l’espionnage et le vol des données des autres, leur fichage, ne peut que mener à un appauvrissement caractérisé. À vouloir contrôler l’autre, ils ont perdu le contact avec eux-mêmes, ce qui me semble expliquer cette incapacité à réagir autrement que par la surenchère du même. Je ne vois pas de diversification, mais à chaque étape, ce principe de contrôle, d’emprise, de confiscation de tout ce qui, étant à l’autre, a de la valeur ou une utilité. C’est de cette façon que tu as été considéré par Evelyn de Rothschild comme devant servir son projet, de cette façon qu’il est incapable d’y renoncer. Seule la contrainte peut l’y mener. Gilles Finchelstein affirme que relativement aux mouvements sociaux récents, la représentation des Gilets Jaunes serait faible. Je n’en crois rien. Le nombre de villes concerné est important, et partout l’impression de masse est présente. De ce fait, ce mouvement des plus singuliers par la nouveauté que représente, pour ses participants, le fait de manifester, et par le fort soutien populaire qu’il garde depuis deux mois, pourrait jouer un rôle de contrainte. La France, par toi, par le lien que tu introduis entre ton pays et le mien, occupe une place centrale. Affaibli par les Gilets Jaunes, Macron n’a plus, il me semble, les moyens de s’opposer à nos démarches pour obtenir la fin de ce harcèlement. Tu es dans une logique de réharmonisation, l’exprimes autant que tu le peux. Sortie donc de la spoliation et de l’emprise.

Comment pareille évolution peut-elle advenir ? J’ai cette difficulté à assumer ma position si marginale. Par exemple, tout à l’heure, dans ma précédente lettre, je ne t’ai pas cité Onfray, que je considère pourtant comme un des acteurs les plus à même d’accompagner le changement nécessaire. Il l’initie déjà. Clore la parenthèse Macron est impératif. Tant que ça n’est pas fait, nous sommes dans ce qui pourrait sembler perte de temps, ne l’est pas, du fait de l’évolution des Gilets Jaunes qui représentent, pour l’ensemble, un laboratoire grandeur nature. Il y avait davantage de pancartes dénonçant les violences policières, ce samedi. Cette photo, que j’ai vu reprise par plusieurs sites, est choquante :

GJ Toulouse 12012019

Si les forces de l’ordre sont elles-mêmes victimes de violences indéniables, fatiguées d’être sans cesse sollicitées, la réalité des violences policières à la demande du gouvernement n’est pas niable. Il y a eu des cortèges avec des cercueils pour symboliser les 11 morts, et le service d’ordre a posé une réponse aussi claire que ferme du mouvement, exposant une capacité à se structurer, à s’affirmer avec des buts, une méthode, même si elle se cherche évidemment, le refus des excès qui le discrédite, comme le refus de toute manipulation. Juste là, je pense à Tachan : Ni gauche, ni centre, ni droite…je suis seul sur le ring. Le peuple est seul sur le ring, à certains égards, même s’il est soutenu. C’est de sa fermeté que dépend l’évolution :

Seul sur le ring, Tachan ? Tellement aimé, tellement acclamé, en dépit du silence des médias sur lui, silence tellement éloquent. Tu m’as fait savoir que mon goût pour les chansons avait provoqué. Tachan est de mes préférés, et le choix de l’attaque de Charlie, le 7 janvier 2015, était relié à ce goût pour lui, ce qui ne cesse de me révolter depuis que je le sais. Les Gilets Jaunes, aujourd’hui, dont l’élan me semble si proche de sa tonalité confrontent tes bourreaux à nouveau à ce qu’ils pensaient enterrer en enterrant Charlie. Encore une fois, le pouvoir n’était pas le moteur de Tachan :

Il le dit très explicitement dans cet entretien avec Christophe Régnier :

Tu es américain, je suis française, le lien entre nous existe depuis toutes ces années, contrarié, réel. Quand j’écoute Tachan, je me sens profondément française, en écho à lui, depuis ces impressions intériorisées de ce que sont les caractéristiques françaises, dont la capacité de révolte. Tachan est gaulois, indéniablement gaulois. Pour autant, je ne serais pas étonnée si les Gilets Jaunes faisaient tache d’huile, comme si nous représentions sur la planète différentes couleurs et nuances de la palette, chacune ayant besoin d’être expérimentée. D’une façon que je ne m’explique pas, un lien entre nos deux pays existe par ce lien qui semble avoir été conçu de loin pour sceller une nécessaire évolution. Tu en sais plus que moi sur mon propre pays, ses mœurs, plus que tout, l’emprise du lobby sioniste qu’il subit, comme le tien.

Le lien entre nos deux pays pourrait-il illustrer, par la forme et la force qu’il prendra, une fois restauré, les liens qu’il est souhaitable que les différents pays aient entre eux, le gouvernement mondial visé définitivement enterré pour laisser place aux états, régions, à toutes les déclinaisons connues avant que Mayer Amschel fasse des siennes ? Pour avoir subi ces intrusions constantes, ma priorité va aux notions de frontière, de limite, d’intégrité, foulées aux pieds par ces prétentions de tout contrôler, de s’immiscer partout, comme si l’autre était territoire à conquérir sur lequel certains auraient, de naissance, des droits. Je sais que seuls mes cahiers m’appartiennent, s’ils n’ont pas été spoliés aussi dans des temps d’absence. Sinon, tout ce qui me constitue a été fouillé, piétiné, utilisé, et là, la démonstration de l’aberration de ces comportements est cinglante. Quel était le but, si ce n’est me casser et empêcher le lien à toi ? Je ne suis pas cassée. Ma vie m’a été volée, ce qui est autre. Le lien à toi existe, j’aspire à en faire l’expérience bientôt, ce qui me semble possible. Violer l’autre sans se perdre soi même est impossible. Je ne vois aucun acquis du côté de tes agresseurs. Une trajectoire pathétique dont ils ont besoin de sortir, en sont incapables seuls. Les Gilets Jaunes les confrontent directement, et rien ne donne à penser que ce soit fini.

Je vous embrasse fort, toi et les tiens,

Nicole


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Ce blog

Il prend la suite de précédents qui furent abusivement fermés. Le premier que j'ai eu, http://www.les-attentats-du-11-septembre-vus-par-une-conspirationniste.com/, ouvert le 29 novembre 2008, alors que toute discussion sur le 9/11 se heurtait sur les fora à diffamation et blocage, avait évolué. Il m'était protection nécessaire, du fait du harcèlement évoqué à nouveau sur celui-ci, dénoncé dans des plaintes FBI depuis le 31 décembre 2013, après que mes plaintes en France et près la CEDH ont échoué (classement le 14 février 2012). Les dernières plaintes FBI sont ici : http://1drv.ms/1Ff2Arp

Ce premier blog, http://www.les-attentats-du-11-septembre-vus-par-une-conspirationniste.com/, qui fut le plus investi, et son administration, ont été abusivement fermés par over-blog le 24 décembre dernier pour harcèlement d'une hot line qui n'a jamais existé. Je ne peux donc pas garantir les éventuels éléments qui pourraient en être présentés, n'ayant jamais pu le sauvegarder, piratage oblige.

Il a fait l'objet de plaintes que je considère abusives, notamment par la licra, pour les notes déposées ici: http://1drv.ms/1c9TrEP et que je reconnais puisque ce sont des impressions PDF faites après mise en ligne.

Il y a deux plaintes :

- La première a donné lieu à une audition prévue pour le 7 août 2014. La veille, 6 août, j'ai reçu cette lettre de Microsoft : http://1drv.ms/1cE5T0n, qui, se référant à une plainte IC3-FBI dans laquelle je dénonçais le harcèlement, me souhaite d'obtenir satisfaction. Je considère la convocation -donc la plainte- et la lettre indissociables, d'autant plus que Steve Ballmer a démissionné deux jours après mise en ligne de cette note qui dénonce aussi le harcèlement:
http://cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=12156
NB : la note ne semble plus accessible, elle est dans ce dossier : http://1drv.ms/1f3KzCD
Titre choisi sous pression: Comment j'ai été prise pour cible d'un harcèlement visant à casser Bill Gates.

Cette lettre, reçue le 6 août, veille d'audition PJ, m'a été envoyée après nombre de mails évoquant tant le harcèlement que les manoeuvres de la presse pour empêcher Bill Gates de rendre public son désir de reprendre sa place de CEO de Microsoft. Je communiquais ces copies d'écran de mes notes dans ses actus: http://1drv.ms/1QXZpbG.

- La deuxième plainte émane de la licra. Je la pense initiée par Paul Maurer, internaute qui me diffame depuis que je signale le harcèlement, ce que j'ai commencé à faire le 19 avril 2010 par ce référé liberté :
http://1drv.ms/1dvzObj

A noter que j'ai des problèmes de formatage auxquels je ne trouve pas de solution. Déjà, envoyer un billet peut être difficile, mais ensuite, il arrive que je ne regarde pas immédiatement. Quand la police passe en plus petit, ce qui se produit là où un changement de paragraphe manque, ce n'est pas de mon fait, et je n'y peux rien. Je peux tenter de corriger, en renvoyant, ça ne change rien. Il ne faut pas en tenir compte.

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